The Sam Project

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Archives de avril 24th, 2008

Epictètes

sans commentaires

[Mode 2,5 grammes ON]

Rentré bien allumé d’un apéro à rallonge, j’autodaffe à coups de McDo expiatoires 48 heures de régime légumineux.

Demain, je suis journaliste. Demain, je relate  l’interview thaumaturge d’un président qui vole trop bas.

Ce soir, je suis ivre. Juste ivre. Et j’hésite sur les touches à presser, sur les mots à inscrire au fronton tout virtuel d’un ephéméride quelque peu ridicule ces derniers temps.

Mais bon.

Ce soir, je me finis à coups de Cantat, à transer sur “Ecorchés vifs” sans attendre autre chose de l’existence qu’un instant d’éphémère et éthylique plénitude.

Demain j’aurai mal à la tête.

Mais pour l’instant ça n’a aucune importance.

Ce qui importe, ce sont les quelques mètres de bleu gagnés sur le gris. C’est la sortie nécessaire et les échanges oiseux de ce mercredi soir. c’est un petit début de mieux qu’il faut savourer parce qu’il est précieux.

Ce week-end, je reçois des geeks sauvages, non dressés. Ce week-end, je les envoie au front, saboter un enterrement de vie de jeune fille. Histoire de rire. Histoire de perturber quelque peu un plan désespérément déjà dressé.

Mais là, j”ai envie de grimper sur des trucs genre falaises,  comme du temps au temps où c’était le temps où je faisais de l’escalade et où j’aimais ça. Et là, j’ai envie de me barrer marcher tout seul au milieu de rien, pour voir ce que ça fait. Mais j’ai vu Into the Wild avant-hier, et j’ai pas envie de finir à crever de faim dans une caravane au fin fond du Yukon.

Parce que l’enfer, c’est les autres, certes, mais le paradis aussi.

Heureusement, reste la communication, les communications. Restent ces moments où tu dis des trucs à des gens qui te répondent. Où, du coup, tu partages.

Reste le fait que tu peux définitivement pas caler ton propre bien-être sur celui des autres. Mais que tu peux, au prix parfois d’un effort insigne, t’en réjouir.

Et que ça, c’est bon. Et beau. Et bien. Et que Spinoza encule Hegel. A la toute fin.

Au bout du compte.

Reste qu’il te reste à t’aimer toi-même, juste.

Et que si tu y parviens, tout ira mieux. Et que quand tu y parviens, tout va mieux.

Rédigé par thesamproject

24 avril 2008 à 6:34

Publié dans Quotidiennes