The Sam Project

Girls, girls, girls

Publié dans Transports by thesamproject sur avril 27th, 2008

[Un truc qui me trotte dans la tête depuis un moment. Je pique donc allègrement l'idée à Kmille, qui en a fait une série de notes carrément bien, tellement que j'ai eu envie de faire un peu la même chose]

Transports amoureux. Elans affectifs. Tentatives de couplitude plus ou moins avortées. Angoisses et plaisirs, sexe et sentiments.

Tout ça tourne et retourne dans ma petite caboche depuis un moment, pour différentes raisons. Et je m’interroge gentiment sur le sentiment amoureux, ses tenants, ses aboutissants, ses vacances au ski et ses limites.

Et du coup je fais dans le voyage temporel. Je mâche de la madeleine. Je remonte le temps. Je cherche le début de tout ça. La quête du mystère des filles et des trucs qu’elles cachent sous leurs vêtements, ça remonte à quand ?

Alors pourquoi pas te raconter un peu les femmes de ma vie ? Au point où on en est…

Transport amoureux numéro 4, donc.

[Oui, je fais comme Georges Lucas : je débute à l'épisode IV. Parce qu'evidemment, la première femme de ma vie, c'est ma môman. Et la deuxième et la troisième, ce sont mes soeurettes. Mais on va laisser la famille en dehors de tout ça.]

Je ne sais plus son nom, je ne me rappelle plus de son visage. Juste qu’elle était blonde. J’avais sept ans, mes parents retapaient leur nouvelle maison tout l’été et avaient décidé d’embaucher une fille au pair pour leur dégager les mômes des pattes.

C’était une jeune Allemande, belle comme au Valhalla. Grande, athlétique. Douce. Elle nous baladait, elle nous faisait manger. Elle parlait mal français, mais ce n’était pas un souci du haut de mes sept ans et demi, parce qu’elle me faisait de grands sourires et que ça me suffisait. On allait chercher des mûres dans la cambrousse pour en faire des tartes et elle me tenait la main et c’était bien.

Elle est restée quelques mois, le temps d’un été. Mes parents lui avaient aménagé une petite chambre dans le grenier, avec un tissu bleu au-dessus du lit, pour éviter que la pluie ne perce par le toit qu’ils étaient en train de retaper.

Soudain, je découvrais un truc : les filles, c’est joli. J’avais envie de la toucher, d’être près d’elle, parce que c’était agréable. Parce que ça m’attirait. Une attirance que je ne pouvais pas m’expliquer. Je cherchais pas, d’ailleurs, je préférais jouer aux Lego.

Son départ, par contre, je m’en rappelle. Mon premier chagrin d’amour, un matin d’août 1987. Je boudais dans ma chambre parce que je trouvais ça totalement scandaleux, qu’elle parte alors que moi je voulais pas. Mais j’ai pas pu m’empêcher de me précipiter sur elle alors qu’elle franchissait la porte. Ni de pleurer alors que je m’étais promis d’être impassible et que je me retenais de toutes mes forces.

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