The Sam Project

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Archives de avril 28th, 2008

Transports amoureux numéros 9 et 10

sans commentaires

A la cambrousse, les langues vivante, c’est frustre. Dans mon petit bahut, on avait le choix entre allemand et italien. Comme j’étais déjà une feignasse, j’ai pris italien.

J’ai bien fait.

En troisième, on a eu des correspondants. Et un voyage en italie, logés chez eux.

La mienne s’appelait Simona, je crois. Elle était très brune, très ritale, très jolie. De l’avis expert de tous mes potes de classe, elle était numéro deux au top des Italiennes les plus jolies du groupe. La numéro uno était une blonde très belle.
Les deux lauréates du top se trouvaient être super copines. Du coup, je dormais chez l’une et voyais l’autre tout le temps. Et l’exotisme jouait à plein. On faisait dans l’échange culturel, en somme : comme on se comprenait à moitié, toutes les audaces devenaient possibles. Je me suis découvert un don pour les langues.

Officiellement, j’étais déjà avec quelqu’un. Mais mademoiselle numéro 8 avait choisi allemand. Et je passais mon temps avec deux jolies italiennes. Pendant le voyage, je me suis contenté de draguer. Mais ensuite, les Italiens sont venus chez nous, en fin d’année.

Et pour leur dernier soir, quelqu’un a organisé une soirée avec les correspondants. Et de l’alcool. Alcool qui a eu un effet certain sur les Italiennes.  Et sur ton serviteur.Je ne sais plus comment je me suis retrouvé à échanger ma salive avec la jolie blondinette, mais ça a duré une bonne partie de la soirée. Jusqu’à ce que ma mère vienne nous chercher.

Adieu blondinette. Mais c’était pas fini.

Faute de place, ma correspondante dormait dans ma chambre. A moins d’un mètre de moi, sur un matelas au sol. Où elle a mis dix minutes à m’attirer pour quelques baisers. Qui sont devenus un peu plus que ça. Mais pas trop non plus.

Disons que j’ai découvert que les filles n’étaient effectivement pas faites comme les garçons.   Qu’au toucher, c’était totalement différent. Et carrément agréable.

J’en fus  tout stupéfait.

Le lendemain, évidemment, tout le collège était au courant. Y compris mademoiselle numéro 8. Qui en fut humiliée.

Tu m’étonnes.

J’avais découvert l’infidélité, j’ai expérimenté le largage express. En moins de deux, on a “cassé”, comme on disait.  A mes torts exclusifs, qui apparaissaient graves du haut de nos quatorze piges. Je suis devenu l’enfoiré number one d’une bonne partie de la gent féminine du collège.

Ca changeait peu de choses, finalement. J’avais juste plus personne à attendre à la sortie.

[La suite demain, cette semaine, je fais partie de la France qui se lève tôt.]

Rédigé par thesamproject

28 avril 2008 à 6:28

Publié dans Transports

Transport amoureux numéro 8

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Premières soirées au collège. On appelait déjà plus ça des boums, mais c’était tout comme. On louait des salles municipales, on obtenait la permission de minuit, voire une heure du matin. On amenait de l’alcool, une chaîne hi-fi. Et on dansait sur Nirvana ou les Red Hot Chili Peppers.

En faisant toutes les conneries possibles avec de l’alcool, des cigarettes et la créativité perverse que peu déployer un adolescent en pleine puberté pour compenser un peu son corps qui change, ses érections intempestibles, ses boutons plein la tronche et son appareil dentaire.

Et puis, à un moment de la soirée, il y avait les slows. Alors on invitait des filles à danser, l’estomac un peu noué, mais on tentait de faire bonne figure devant les potes.

Il y avait déjà des serial lovers, mais j’en étais pas. Celle-là, mademoiselle numéro 8, j’étais dans son groupe en techno. Et  je savais déjà par ses copines qu’il y avait moyen. Alors je l’ai invitée. Elle était brune, plutôt mignonne.

On s’est frottés sur Bryan Adams, Scorpions ou un truc dans le genre. J’étais mort de trouille. A un moment donné, j’ai réussi à lui bafouiller dans l’oreille la phrase magique : on va faire un tour dehors ? Elle n’attendait que ça.

Les relations collégiennes obéissent à un rituel bien précis. Une fois dehors, j’ai respecté toutes les étapes, que je connaissais d’instinct, faut croire. Lui prendre la main. Respirer un grand coup et lui demander d’une voix tremblante et quelque peu trop aigüe, si elle voulait “sortir avec moi”. La clé, le graal, la voie vers un monde nouveau.

Elle a dit oui. Alors on s’est embrassés. Et c’était bizarre. Carrément pas désagréable, mais bizarre. On a passé plein de temps à essayer différents trucs avec nos bouches. Jusqu’à ce que ses parents viennent la chercher. Et j’ai fini la nuit en me disant que décidément, c’était pas du tout comme dans les bouquins. Mais bon, c’était bien quand même.

Après, on “sortait ensemble”. Ce qui consistait essentiellement à s’attendre devant le collège matin et soir pour se rouler des grosses pelles. Le reste du temps, on respectait la ségrégation sexo-spatiale de vigueur en quatrième. On retournait dans nos camps respectifs.

Ca a bien dû durer quelque chose comme deux mois. A l’échelle du collège, on était limite un vieux couple. Et puis on est partis en Italie. Et j’ai découvert l’adultère.

Rédigé par thesamproject

28 avril 2008 à 4:31

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Transports amoureux numéros 5 et 6 et 7

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Trois histoires assez semblables, dont j’ai trop peu de souvenirs pour faire autrement que de les coller ensemble. La numéro 5, c”était la fille d’amis de mes parents. Qui venaient l’été. On était trop gamins pour comprendre ce qui se passait, mais il se passait bien quelque chose.

On était potes comme les gamins sont potes. On ne jouait même pas au docteur. Mais avec elle aussi, existait quelque chose d’inexplicable. Etait-elle jolie ? Je crois. En tous cas je la trouvait jolie. Elle était brune, plutôt maigrichonne et on s’entendait super bien.

Quand on me demandait si c’était mon amoureuse, je faisais la grimace, évidemment. Mais au fond, c’était quand même un peu mon amoureuse. Et je devais être l’équivalent. A neuf ans, on ne pousse pas l’introspection aussi loin.

Et puis nos parents ont cessé de se voir. Je me demande ce qu’elle est devenue.

Mademoiselle numéro 6 n’était pas dans ma classe, mais on se voyait souvent, parce que nos parents étaient potes et qu’elle habitait à 500 mètres. Elle était blonde. Chez elle, il y avait une piscine dans laquelle on se baignait l’été. Et un jour, je devais avoir dans les dix ans, alors que je lui montrais fièrement mon ordinateur et qu’il n’y avait pas d’autre chaise, elle s’est assise sur mes genoux. Et c’était la première fois qu’une fille s’asseyait sur mes genoux.

Et ça me faisait tout  bizarre, parce qu’entre temps, j’avais commencé à apprendre un tas de trucs sur ce que faisaient les garçons et les filles un peu plus âgés dans un lit. Et que là, j’avais un premier aperçu de la chose.

La septième était une cousine par alliance. Une Parisienne, enfin banlieusarde, mais c’était tout comme pour un petit cul terreux comme moi. Un jour, elle est venue en visite et on s’est retrouvés tous les deux. Et elle m’a tenu tout un discours, comme on peut en tenir à douze ans. Sur le fait qu’on était pas vraiment cousins d’un point de vue génétique et que donc il était tout à fait possible qu’on sorte ensemble sans risquer les foudres de la morale.

Moi, j’ai fait semblant de ne pas comprendre. J’étais un peu trop intimidé. Elle n’a pas insisté.

Et j’ai perdu une occasion. La première.

Rédigé par thesamproject

28 avril 2008 à 3:31

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