Transports amoureux numéros 9 et 10
A la cambrousse, les langues vivante, c’est frustre. Dans mon petit bahut, on avait le choix entre allemand et italien. Comme j’étais déjà une feignasse, j’ai pris italien.
J’ai bien fait.
En troisième, on a eu des correspondants. Et un voyage en italie, logés chez eux.
La mienne s’appelait Simona, je crois. Elle était très brune, très ritale, très jolie. De l’avis expert de tous mes potes de classe, elle était numéro deux au top des Italiennes les plus jolies du groupe. La numéro uno était une blonde très belle.
Les deux lauréates du top se trouvaient être super copines. Du coup, je dormais chez l’une et voyais l’autre tout le temps. Et l’exotisme jouait à plein. On faisait dans l’échange culturel, en somme : comme on se comprenait à moitié, toutes les audaces devenaient possibles. Je me suis découvert un don pour les langues.
Officiellement, j’étais déjà avec quelqu’un. Mais mademoiselle numéro 8 avait choisi allemand. Et je passais mon temps avec deux jolies italiennes. Pendant le voyage, je me suis contenté de draguer. Mais ensuite, les Italiens sont venus chez nous, en fin d’année.
Et pour leur dernier soir, quelqu’un a organisé une soirée avec les correspondants. Et de l’alcool. Alcool qui a eu un effet certain sur les Italiennes. Et sur ton serviteur.Je ne sais plus comment je me suis retrouvé à échanger ma salive avec la jolie blondinette, mais ça a duré une bonne partie de la soirée. Jusqu’à ce que ma mère vienne nous chercher.
Adieu blondinette. Mais c’était pas fini.
Faute de place, ma correspondante dormait dans ma chambre. A moins d’un mètre de moi, sur un matelas au sol. Où elle a mis dix minutes à m’attirer pour quelques baisers. Qui sont devenus un peu plus que ça. Mais pas trop non plus.
Disons que j’ai découvert que les filles n’étaient effectivement pas faites comme les garçons. Qu’au toucher, c’était totalement différent. Et carrément agréable.
J’en fus tout stupéfait.
Le lendemain, évidemment, tout le collège était au courant. Y compris mademoiselle numéro 8. Qui en fut humiliée.
Tu m’étonnes.
J’avais découvert l’infidélité, j’ai expérimenté le largage express. En moins de deux, on a “cassé”, comme on disait. A mes torts exclusifs, qui apparaissaient graves du haut de nos quatorze piges. Je suis devenu l’enfoiré number one d’une bonne partie de la gent féminine du collège.
Ca changeait peu de choses, finalement. J’avais juste plus personne à attendre à la sortie.
[La suite demain, cette semaine, je fais partie de la France qui se lève tôt.]